Détail de l’évènement

Posted on juillet 7th, 2015

Event Information:

  • ven
    17
    nov
    2017

    Journée de Novembre 2017

    Paris

    La traditionnelle Journée de Novembre de la SFPEADA se tiendra le vendredi 17 Novembre 2017.
    Elle aura pour thème : "De l’adhésion aux soins chez l’enfant et l’adolescent : entre refus et consentement".

    Voir le programme ainsi que le bulletin d'inscription.

    Argumentaire

    Commençons par Montaigne…

    « Je suis content de n’être pas malade ; mais si je le suis, je veux savoir que je le suis ; et, si on me cautérise ou incise, je le veux sentir » Essais (II, XII)

    Cette citation du XVIe siècle reste toujours d’actualité en étant traduite par l’obtention du consentement de tout patient avant la mise en place d’un traitement. Mais si l’adulte peut directement évoquer son choix, qu’en est-il de l’enfant ? Comment soigner l’enfant avec son consentement quand on sait que la demande de soin est très souvent portée par d’autres, au mieux par les parents, sinon sur l’incitation d’un pédiatre, de l’école, des services sociaux, voire sur injonction judiciaire ! Quelle place donner à cet enfant qui est au centre du dispositif de soin ? Qu’en est-il de son adhésion au soin ?

    L’article L1111-4 du Code de la Santé Publique précise entre autres :

    « Le consentement du mineur (…) doit être systématiquement recherché s'il est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision. »

     L’aptitude à exprimer sa volonté et à participer à la décision suffit pour amener une réflexion clinique, psychopathologique, éthique, philosophique et juridique dans le champ extrêmement large de nos pratiques : du bébé à l’adolescent, de la « simple consultation » à l’hospitalisation sans leur consentement de nos jeunes patients !

    Dire « oui », c’est choisir. Consentir oblige à sortir de soi-même, c’est prendre conscience qu’il y a d’emblée plusieurs personnages, ceux qui proposent et décident ! Le mouvement du consentement est un mouvement vers une proposition extérieure de soi, proposition à laquelle le sujet adhère. Pour qu’il y ait consentement, il faut tout d’abord un accord avec soi-même.

    A partir de cette réflexion qui part de l’intériorité de soi vers une relation à l’autre, on peut se poser la question de la « pure liberté » de choix ou de l’inévitable rapport de force. Le consentement doit être éclairé. Il faudra donc développer une pédagogie de l’acte de dire « oui » de manière à exprimer le respect de la personne concernée. La décision d’un choix nécessitera son partage avec des alternatives pour un accordage thérapeutique.

    Cette journée propose d’interroger ce pouvoir de dire « oui » mais aussi de dire « non » de l’enfant que l’on veut soigner. Tout cela doit cependant se conjuguer le plus souvent à plusieurs voix : celle des parents d’abord ! Puis selon les situations celles des tuteurs, des cliniciens, des services sociaux, des juges, des pédagogues….

    Cette réflexion autour du consentement aux soins nous amène immanquablement à penser autour de ses corrélats : adhésion, discernement, accord, partage, engagement, entendement mais aussi ses opposés : obligation, injonction, contrainte, privation de liberté, malentendu.

    Et finissons par Baudelaire !

    « Le monde ne marche que par malentendu. C’est par le malentendu universel que tout le monde s’accorde. Car si par malheur, on se comprenait, on ne pourrait jamais s’accorder » (Ch Baudelaire, Mon cœur mis à nu, XLII)

 

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